Formation professionnelle vs personnalités

Extrait du livre « La part des parents dans l’orientation au secondaire », Bergeron, Brien, Cyr et Delisle-Laberge, Éditions Septembre (1997). pages 10 et 11

 

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

La formation professionnelle a pour but de faire acquérir à l’élève des compétences et des habiletés nécessaires dans l’exercice d’un métier. Elle se fait au niveau secondaire, collégiale et universitaire.

AU SECONDAIRE

Au secondaire, la formation professionnelle prépare l’élève à exercer des tâches de travail concrètes sur tous les aspects matériels de la vie comme réparer un moteur, couper les cheveux, entretenir un équipement, préparer un festin… Ces tâches demandent beaucoup d’habiletés manuelles, répondent au besoin de voir le résultat final d’un travail et requièrent souvent une bonne endurance physique.

Les jeunes qui choisissent ce type de formation ont un sens pratique très développé. Ils préfèrent apprendre en faisant les choses. Les aspects strictement théoriques les ennuient. Ils ont besoin d’action. Leur travail ne sera pas que manuel; ils auront à porter des jugements et à résoudre des problèmes.

AU COLLÉGIAL:

Au collégial, la formation professionnelle prépare l’élève à faire des tâches techniques ou complexes, c’est à dire à mettre en application des connaissances théoriques. Les tâches complexes demandent de saisir l’ensemble d’un processus et de pouvoir intervenir sur un ou plusieurs aspects de ce processus. Il peut s’agir, par exemple, de fabriquer un circuit intégré, de faire l’entretien de l’équipement sur une chaîne de montage, d’imaginer et de fabriquer des décors de théâtre, d’accompagner un groupe au cours d’une visite touristique.

Les jeunes qui choisissent ce type de formation ont besoin d’exercer des tâches variées. Ils ne peuvent être exclusivement manuels pas plus qu’ils ne peuvent être exclusivement intellectuels. Ils ont tendance à travailler par phases successives. Ils alternent entre les aspects pratiques et théoriques pour en arriver au résultat final. La routine n’est vraiment pas stimulante pour eux.

À LUNIVERSITÉ

À l’université, la formation professionnelle prépare l’élève à faire des tâches abstraites, c’est à dire, intellectuelles, qui supposent la mise en place de théories et de stratégies. L’étudiant apprendra surtout à concevoir, conceptualiser, à élaborer, à planifier et à structurer une idée. Cette idée pourra par la suite être adaptée et utilisée dans toutes les sphères d’activités. Il peut s’agir de calculer les facteurs de risque dans une situation donnée, d’aider une personne à sortir d’un délire hallucinatoire, de découvrir une nouvelle composante chimique, d’interpréter la course du vent.

Les jeunes qui choisissent ce type de formation aiment jongler avec les idées pour en imaginer de nouvelles. Ils sont à l’aise avec la symbolique et le non-palpable. Ils ont le goût d’apprendre sans cesse. C’est pourquoi la lecture, l’observation directe, l’analyse et le calcul de paramètres différents ne les rebutent pas. Les études les stimulent et, de cause à effet, ils sont généralement intéressés par l’école.

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